Par
Éric Vincent
Université du Québec à Montréal

 

Représentants d’une religion minoritaire et d’une nation absente de la région, le sujet des rédemptoristes de Ste-Anne-de-Beaupré offre un angle singulier pour aborder l’histoire du Vietnam, de l’époque coloniale à l’unification des deux Vietnam. Du point de vue strictement « pastoral », la mission de ces religieux a été, à bien des égards, un succès. L’objectif était la prédication auprès des catholiques du Vietnam, Français et « Annamites »[1], et la mise en place d’une congrégation rédemptoriste (C.Ss.R.[2]) vietnamienne, ce qui fut fait. En cinquante années de présence, les missionnaires sont parvenus à traverser près de trois décennies de conflits armés tout en maintenant d’excellentes relations avec le peuple vietnamien et les différents gouvernements en présence, des Français aux Vietnamiens, en passant par les Américains. Ce constat, combiné à diverses interrogations à propos du fonctionnement technique d’une mission catholique, nous a amenés à vouloir comprendre les moyens et les stratégies employés par les rédemptoristes afin de se maintenir en place et atteindre leurs objectifs.

 

Les informations contenues dans cette recherche proviennent principalement de deux documents produits par la congrégation des rédemptoristes. Il s’agit de Les Nôtres au Viêt-Nam : mission accomplie![3], qui contient les courtes biographies des 66 religieux qui ont œuvré en Indochine. Le second document est beaucoup plus volumineux : il s’agit de 14 cahiers colligés par d’anciens missionnaires, Alexis Trépanier et Gérard Gagnon, totalisant près de 2800 pages, et rassemblés sous le titre 50 ans au Viêt-Nam. Terminé en 1984, cet imposant « testament » missionnaire est organisé sur une base chronologique et thématique, avec surtout des reproductions de lettres, de plans, de documents officiels et d’articles de journaux.[4]

 

Le présent résumé se contente de passer en revue les principaux accomplissements des rédemptoristes au Vietnam sur une période de cinquante ans. Le récit événementiel est divisé en trois tranches chronologiques, soit la période 1925-1945, celle de 1945-1961 et la dernière qui prend fin en 1975.

 

Contexte de départ

 

En 1925, le Vietnam fait partie de l’Indochine, territoire colonial français (1887-1954) dont faisaient partie le Cambodge et le Laos. La culture vietnamienne, marquée par une forte influence chinoise, se démarque également de ses voisines thaïes et khmères par l’importance et l’ancienneté du fait catholique. C’est dès 1624 que commence l’évangélisation du « Tonkin » (nord du Vietnam) et c’est plus tard, sous le prétexte d’enrayer les persécutions anticatholiques, que la France justifie son intervention armée en Asie du Sud-Est. Si à cette époque la plupart des Viêt adhèrent à une religion composite où le confucianisme, le bouddhisme et le spiritisme traditionnel se côtoient, environ 10% de la population, généralement parmi les tranches les plus pauvres du Nord, professe un catholicisme ardent, encadré par des missionnaires étrangers, généralement français[5]. Aidés dans un premier temps par les catholiques persécutés, les administrateurs coloniaux, souvent attachés à des valeurs anticléricales, entrent à de nombreuses reprises en conflit avec les missionnaires, accusés de se comporter en potentats locaux[6].

 

À la même époque, au Québec, l’Église catholique occupe une place sans équivoque au sein de la société québécoise. Le clergé y est très sollicité par les différentes institutions de l’Église, mais il compte néanmoins parmi ses rangs quelques aventuriers décidés à apporter « la bonne nouvelle » outre frontières. Quatrième « productrice » de missionnaires du monde catholique par rapport à sa population[7], l’Église québécoise se joint à un mouvement pastoral tourné vers tous les « païens » du monde, particulièrement nombreux dans les territoires coloniaux des empires européens. Dans un premier temps, c’est en rejoignant des congrégations européennes, telles les Missions étrangères de Paris, en recrutement au Canada en 1920, que des prêtres québécois partent en mission.[8]

 

Depuis la fin du XIXe siècle, l’Église de France est la chef de file de ce mouvement prosélyte. Sa collaboration plus ou moins forcée avec les autorités coloniales provoque de nombreux malaises. En Indochine, l’association trop étroite au goût de Rome entre missionnaires et colonisateurs incite le Vatican à faire appel à des congrégations venues de pays dits « neutres », tels que le Canada[9].

 

De 1925 à 1975, 66 pères et frères canadiens de la communauté des pères du Très-Saint-Rédempteur (C.Ss.R.) œuvrent en Indochine, ensuite devenue le Vietnam. En 1964, la mission atteint le principal objectif imposé par la Propagande : former et mettre en place une communauté rédemptoriste autonome au Vietnam. Après cette date, certains missionnaires québécois choisissent de demeurer au Vietnam, aux côtés de leurs collègues vietnamiens et ce jusqu’à la fin de la Seconde Guerre d’Indochine en 1975, après quoi, tous les ressortissants étrangers sont expulsés de la nouvelle République socialiste du Vietnam.

 

Seuls religieux catholiques du Vietnam à ne pas être Français, Espagnols ou Annamites, en plus d’être spécialisés dans un aspect spécifique de la pastorale catholique (la prédication), les rédemptoristes canadiens-français constituent un groupe relativement marginal dans ce pays qui cesse d’être une terre de mission en 1960. Leur succès repose sur un effort de compréhension et d’intégration des missionnaires à la société d’accueil, le maintien et l’augmentation des revenus économiques et finalement l’application de stratégies en phase avec les réalités de l’époque, particulièrement devant les imprévus de la guerre.

 

1925-1945 : Acclimatation d’une mission

 

Parmi les éléments contribuant à l’intégration réussie des rédemptoristes, il faut souligner l’accueil relativement favorable du clergé français et de l’administration coloniale, dont les conseils facilitent les démarches d’installation. L’accueil des Vietnamiens, particulièrement des catholiques, est également positif, ces derniers voyant d’un très bon œil l’arrivée de ces prêtres venus d’un pays sans prétentions territoriales en Asie et sans attachement politique avec la France. Mis à part quelques conflits avec des évêques français qui les jugent trop entreprenants et quelques embûches provoquées par les lois anti-étrangers de l’Indochine, ce sont surtout les réalités matérielles et culturelles qui menacent la mission.

 

Le financement de la mission est une préoccupation importante des dirigeants de la communauté, aux prises avec des dépenses importantes au Canada. Ce problème est en grande partie résolu par la sollicitation zélée de certains missionnaires auprès des donateurs. Cependant, la sécurité financière s’obtient via une diversification des revenus, autres que les paiements pour les offices religieux, par exemple l’achat et l’exploitation de terres agricoles ou encore la création d’un périodique catholique. Avec l’aide de leurs nouveaux amis, les rédemptoristes parviennent à contourner certaines formes d’imposition réservées aux religieux, à acquérir des terres là où cela était interdit aux étrangers et à exercer leur apostolat, malgré les restrictions imposées aux missionnaires étrangers.

 

Afin de faciliter leur acceptation par les Vietnamiens et se démarquer des colonisateurs, les missionnaires ajustent les méthodes françaises d’apprentissage de la langue vietnamienne à leurs besoins. À Hué, de nombreuses démarches sont entreprises afin de se rapprocher des élites de la cour impériale, tandis qu’à Thai-Ha-Ap (Hanoi), les pères organisent une vie paroissiale intense et marquée par de nombreux pèlerinages. À Saigon, les plus habiles orateurs de la communauté se lancent dans la prédication itinérante auprès des païens. Des établissements d’enseignement, dont le but principal mais non exclusif est de former de futurs prêtres, sont mis sur pied. Les rédemptoristes sont aussi à l’origine d’une innovation importante pour leur mission et unique dans le paysage missionnaire de l’époque en Indochine : le jumelage de novices canadiens avec des novices vietnamiens, dans leurs établissements du Vietnam. L’initiative vise à maximiser le potentiel des maisons d’enseignement et à faciliter l’apprentissage mutuel du français et du vietnamien. Il s’agit aussi de mettre en échec les préjugés ethniques et à envoyer une image positive à la population vietnamienne, habituée aux pratiques ségrégationnistes des colonisateurs. Même les prêtres français, malgré une plus grande intégration au quotidien des Vietnamiens, entretiennent davantage la hiérarchie que la fraternité avec leurs collègues autochtones, certains refusant, par exemple, de partager les repas avec eux.[10]

 

La Seconde Guerre mondiale entraîne l’occupation de l’Indochine par les armées japonaises et un maintien figuratif de l’autorité française. Face à la menace d’emprisonnement des ressortissants des nations ennemies du Japon, les rédemptoristes échappent à une pénible détention dans des camps de travail grâce à l’intervention de plusieurs personnalités françaises, qui convainquent les Japonais de laisser les Canadiens en liberté surveillée. C’est donc grâce au soutien de leurs élèves et de leurs amis vietnamiens, que les missionnaires parviennent à maintenir une partie de leurs activités, à préserver leurs acquis et même à agrandir leur capital foncier. Alternant entre patience et opportunisme, les pères du Saint Rédempteur s’assurent de la sympathie des communautés en présence et savent en tirer parti. 

 

1945-1961 : D’une Guerre d’Indochine à l’autre, les défis de la mission

 

La capitulation du Japon en août 1945 correspond à la proclamation d’indépendance du Vietnam par le leader révolutionnaire Ho Chi Minh. Grâce en grande partie à la neutralité que leur confère leur nationalité canadienne, à leur diplomatie et à l’aide humanitaire qu’ils apportent aux populations civiles (Vietnamiens et Français), les rédemptoristes parviennent à poursuivre la formation des futurs prêtres, agités par un fort sentiment de révolte anticolonial, et à protéger la plupart de leurs bâtiments des bombardements et des exactions du Vietminh[11], particulièrement à Hué et Hanoi. Il faut mener la vice-province à son autonomie! La popularité que la communauté retire de ces succès est habilement exploitée : fonds d’indemnisation offerts par le gouvernement canadien, permissions du Vietminh d’aider les mourants au camp de Bach-Mai et rôle d’intermédiaire entre les familles vietnamiennes et les troupes françaises pour négocier la libération de prisonniers.

 

La signature des Accords de Genève en 1954, qui officialise la défaite de la France et la division du nouveau pays en deux entités politiques, marque une rupture. Les catholiques, majoritairement établis dans le nord du pays, redoutent de vivre sous un régime communiste et environ 800 000 d’entre eux migrent vers le Sud. Si les rédemptoristes échouent dans leur tentative de se maintenir au Nord (1954-1958), ils connaissent plus de succès avec la réimplantation de réfugiés dans la région de Dalat, située sur les plateaux du sud de la cordillère annamitique. C’est ainsi que commence, pour la communauté, une étroite collaboration avec le gouvernement sud-vietnamien, entre autres avec son président Ngo Dinh Diem. Face à ces transformations, deux défis s’imposent : poursuivre la formation et la promotion des Vietnamiens aux postes de contrôle de la vice-province et, d’autre part, augmenter les revenus, à une époque où les dépenses grimpent en flèche.

 

Bien que les rédemptoristes vietnamiens soient impatients de prendre les rênes de leur province apostolique, la promiscuité provoquée par les réfugiés du Nord, de même que les questions politiques entourant l’avenir du pays, divisent profondément la communauté. L’apaisement commence à se faire sentir avec l’envoi d’étudiants vietnamiens en Europe et en Amérique, afin de former une élite intellectuelle pour la communauté, et encore plus après la vietnamisation complète, dès 1961, de tous les postes de commande de la vice-province. Économiquement, la communauté profite de ses appuis au gouvernement de Saigon et auprès des derniers Français sur place pour mettre sur pied des entreprises à but lucratif, telles que la scierie de Hué et surtout l’imposante plantation de Fyan. Au Québec, la Procure du Vietnam est créée par d’anciens missionnaires pour veiller au financement de la mission, soit par la sollicitation ou encore par des placements en bourse ou en fiducie. Plusieurs Canadiens retournent au pays, généralement avec le sentiment du devoir accompli. Les conclusions tirées de cette période démontrent l’importance de la stratégie de neutralité appliquée par les rédemptoristes : elle leur épargne bien des malheurs vécus par d’autres congrégations et leur apporte une certaine liberté d’action humanitaire, ce qui les place devant des opportunités qu’ils ont su tourner à leur avantage.

 

1961-1975 : Aider pour pouvoir rester

 

La paix de 1954, qui a mis fin à la Première Guerre d’Indochine, n’a pas mis fin à l’ambition de nombreux Vietnamiens de voir leur pays uni, unification qui pour plusieurs ne peut se faire que sous la gouverne du charismatique leader communiste Ho Chi Minh. Au départ une guérilla discrète, la Seconde Guerre d’Indochine, ou Guerre du Vietnam, devient officielle avec l’engagement des forces américaines auprès de leur allié sud-vietnamien. La troisième et dernière phase de la mission, de 1961 à 1975, voit les rédemptoristes vietnamiens assumer seuls leur destinée, tandis qu’une quinzaine de pères canadiens choisissent de demeurer au Vietnam pour s’occuper principalement de travail humanitaire. En plus de la guerre, Vatican II et le mouvement de libéralisation des mœurs en provenance de l’Occident provoquent son lot de remises en question chez les prêtres et les élèves plus jeunes.

 

Durant cette période, les pères canadiens ont relativement peu d’interactions avec leurs collègues locaux, qui de leur côté désertent de plus en plus les exercices communautaires et les assemblées, s’absentent de leurs charges d’enseignement et se lancent parfois dans des mouvements politiques divers, parfois même procommunistes. La guerre épuise les ressources et fauche la vie de plusieurs prêtres vietnamiens. Plusieurs anciens élèves de la congrégation occupent des postes importants dans l’administration et l’armée sud-vietnamienne, mais leur nombre va en décroissant tout au long du conflit. Avec eux disparaît également l’optimisme de leurs anciens professeurs quant à une éventuelle victoire sur le communisme… Malgré tout, les rédemptoristes constituent à l’époque l’une des communautés les plus éduquées et les plus politisées du Sud-Vietnam, lui conférant une influence non négligeable sur la population catholique. Le père Gérard Gagnon, qualifié d’érudit en langue vietnamienne, s’implique énergiquement dans l’Action catholique, organisation prônant l’implication sociale des catholiques laïcs. Les mesures progressistes mises de l’avant par le prêtre ont peu d’impacts, mais il en retire une certaine notoriété auprès de l’ensemble des catholiques vietnamiens.

 

De leur côté, la  plupart des Canadiens demeurés au Vietnam se consacrent à l’évangélisation et à la sédentarisation des Koho, tribu semi-nomade de la région de Dalat. Avec la bénédiction de Saigon, qui souhaite l’assimilation de ces Montagnards, les rédemptoristes encadrent les Koho tout en leur offrant des outils pour faire face à l’arrivée constante de réfugiés Viêt, traditionnellement méprisants à l’égard de ceux qu’ils appellent Moï, les « sauvages »[12]. À Saigon, le père Olivier fonde et dirige la pension Notre-Dame, destinée aux veuves, aux filles-mères et à l’éducation de leurs enfants. L’établissement prend de l’expansion tout au long du conflit. Quant aux bâtisseurs qui parviennent à construire entre deux bombardements un orphelinat ou une école, ils doivent se résigner à voir passer leurs constructions entre les mains du nouveau régime.

 

Point positif, le cercle des donateurs occidentaux s’élargit avec la forte médiatisation de la guerre. L’armée américaine s’avère également un appui logistique et matériel indispensable pour le travail humanitaire. Les missionnaires maintiennent des relations profitables avec les Vietnamiens, parfois même avec les maquisards du Viêt-Cong, mais la misère favorise l’augmentation de la criminalité. L’État lui-même est gangréné par la corruption, ce qui prive les rédemptoristes de plusieurs ressources.

 

De façon générale, ces derniers missionnaires s’en tiennent aux stratégies qui ont déjà donné des résultats, mais dans un contexte cette fois beaucoup plus précaire. Si dans certaines situations ils font preuve d’une certaine « virtuosité » (par exemple, le père Paquette finance et fait bâtir seul un orphelinat), les rigueurs de la guerre les obligent à d’éternels recommencements et les vieilles stratégies ne semblent plus aussi efficaces. Par manque de ressources ou de vision, ils ne parviennent pas à trouver de nouvelles solutions. La ligne éthique que se sont imposée les pères de Fyan, d’aider les Koho sans les forcer et sans les acculturer, représente peut-être la principale innovation de cette période, innovation dont les fruits sont fauchés par le régime communiste et sa politique de collectivisation des terres et de vietnamisation des minorités ethniques.

 

Épilogue : l’après-mission

 

Les relations entre les rédemptoristes de Saigon et de Sainte-Anne-de-Beaupré connaissent également quelques tensions. Un conflit majeur éclate à la suite de la fermeture de la Procure en 1971 : maintenant que la province du Vietnam n’est plus une « mission », à qui iront les fonds accumulés? Au Québec où les églises se vident, les anciens missionnaires, souvent usés, subissent l’indifférence et les railleries des prêtres hostiles à l’entreprise. D’ailleurs, la plupart des anciens du Vietnam, lorsqu’ils en sont capables, retournent en mission ailleurs dans le monde. Après 1975, plusieurs se consacrent à l’accueil des « boat-people » vietnamiens au Canada, aux États-Unis et en Australie. C’est ainsi que certains relaient à Ste-Anne quelques nouvelles de leurs confrères vietnamiens, dont ils auront très peu de nouvelles pendant une décennie.

 
*****

 

En conclusion, le succès de la mission des rédemptoristes au Vietnam a reposé principalement sur des démarches d’intégration et de diplomatie, ainsi que sur des finances capables de soutenir leurs différents projets. En plus de mettre en lumière les stratégies utilisées, cette recherche présente plusieurs points d’intérêts pour l’historiographie traitant des missionnaires. En offrant une synthèse factuelle d’une mission catholique, avec une analyse de son fonctionnement et de ses succès, notre étude contribue à enrichir les connaissances concernant l’histoire du Québec et de son implication, même discrète, dans l’histoire du monde. Notre recherche a démontré que, contrairement à plusieurs missionnaires étudiés dans l’historiographie[13], les rédemptoristes ont davantage exploité le pouvoir colonial qu’ils n’en ont été les collaborateurs. Lors du conflit révolutionnaire, ils ont opté pour la neutralité, tournant le dos à leurs amis français pour regarder vers l’avenir. Nous croyons que les différentes communautés missionnaires québécoises gagneraient à être davantage étudiées. Les sources de ces congrégations renferment beaucoup d’informations sur les pays où elles ont travaillé de même que sur les mentalités et opinions des Canadiens-Français de l’époque face aux cultures rencontrées.

 

 

 


[1]Terme désignant l’ethnie vietnamienne dans l’Indochine française.

[2]Abréviation latine de Congregatio Sanctissimi Redemptoris.

[3]Le résumé de Les Nôtres (…), avec les photographies des missionnaires et quelques informations techniques,se retrouve sur le site internet des rédemptoristes vietnamiens : http://www.cuuthe.com/dong/semeurs.html.

[4]Les archives n’étaient pas accessibles.

[5]Claude Lange, « Croyances et Pratiques religieuses des Vietnamiens — L’œuvre du père Léopold Cadière (1869-1955) », Anthropologie et missiologie XIXe-XXe siècles. Entre connivences et rivalités, Paris, Karthala, 2004, p.220-225.

[6]Luc Garcia, Quand les missionnaires rencontraient les Vietnamiens (1920-1960), Paris, Karthala, 2008, p.35.

[7]Jean Hamelin, Histoire de l’Église au Québec : le XXe siècle (t. 2 1940 à nos jours), Montréal, Boréal Express, 1984, p.191.

[8]Henri Goudreault, « Les missionnaires canadiens à l’étranger au XXe siècle », Études d’histoire religieuse, vol. 51, 1983, p.364.

[9]Garcia, op.cit., 2008, p.41.

[10]Charles Patrick Keith, « Catholic Vietnam: Church, Colonialism and Revolution, 1887-1945 », Thèse de Ph.D, New Haven, Yale University, 2008, p.16 à 19.

[11]Mouvement révolutionnaire communiste dirigé par Ho Chi Minh de 1945 à 1954.

[12]Voir Francis Déry, La colonisation agricole au Vietnam : contribution à l’étude de la construction d’un État moderne, du bouleversement à l’intégration des Plateaux centraux, Sainte-Foy, Presses de l’Université du Québec, 2004, 279 p.

[13]Véronic Papineau Archambault, « L’action des missionnaires catholiques québécois au Chili (1948-1990) : politisation du discours et de l’action sociale des oblats de Marie Immaculée », Études d’histoire religieuse, vol. 77, 2011, p.71-83. James Patrick Daughton, An Empire Divided : Religion, Republicanism and the Making of French Colonialism, 1880-1914, New-York, Oxford University Press, 2006, 344 p.