Par
David Girard
Baccalauréat, Histoire, Université du Québec à Montréal

 

Figure 1 : Cathédrale Saint-Sophie. (Photographie: David Girard)


    Au fil des ans, l’établissement des immigrants dans la métropole a littéralement transformé l’espace urbain montréalais[1]. Dans un premier temps, le flux migratoire provenant des îles britannique a entrainé une division à l’intérieur des quartiers sur une base linguistique : nous pouvons prendre comme exemple les Irlandais côtoyant les Canadiens français dans le Sud-Ouest. Progressivement, l’arrivée d’individus de diverses origines ethniques a entrainé un mouvement d’ « ethnicisation » de quelques quartiers[2] – le quartier Chinois, la petite-bourgogne et le Mile End en sont quelques exemples. Selon Annick Germain et Cécile Poirier[3] : « Si les communautés colorent encore certains quartiers avec la présence de leurs institutions, en particulier les lieux de culte, les parcs et les évènements festifs, les membres de ces communautés sont, eux, plus mobiles dans l’agglomération » [4]. La communauté ukrainienne ne fait pas exception à cette règle. Bien que les Ukrainiens soient, à l’heure actuelle, dispersés dans l’ensemble de larégion métropolitaine,  à l’angle du boulevard Saint-Michel et de la rue Bellechasse, s’élève la Cathédrale Sainte-Sophie : représentation matérielle de leur présence dansle secteur au tournant des années 1950.

     Dans le cadre de cet article, nous avons choisi d’étudier la paroisse de Sainte-Sophie pour comprendre comment une paroisse ethnique s’insère dans un quartier urbain. Deux pistes ont dirigé nos recherches : la compréhension des motifs qui ont stimulé l’implantation de cette communauté dans le quartier Rosemont, et l’analyse du  rôle joué par les associations ukrainiennes en activité dans la paroisse.

Rapidement, nous avons été confrontés à un problème de taille : la faiblesse du nombre d’études plus restreintes portant sur l’analyse dela communauté ukrainienne de Montréal[5]. Nous avons donc dû fonctionner par comparaison et observation. Dans les faits, les résultats exposés ici sont des pistes de recherches qui méritent toutes d’être approfondies[6] : à l’heure actuelle, ils’agit donc plutôt d’un bilan des connaissances sur la question. Nous débuterons en abordantles origines de l’immigration ukrainienne au Canada. Nous observerons ensuite l’établissement de la communauté à Montréal et le développement de son monde associatif. Finalement, nous terminerons avec une analyse de la paroisse de Sainte-Sophie en portant une attention particulière à la Caisse populaire ukrainienne et aux écoles du samedi : les « Ridna School ».

 
Les origines de l’immigration ukrainienne au Canada

    En septembre 1891, Wasyl Eleniak et Ivan Phillipiw, deux paysans originaires du village de Nebylov en Galicie, s’installent au Canada[7]. Les politiques avantageuses du gouvernement fédéral offrent la possibilité aux nouveaux arrivants de se procurer une terre à bon prix dans l’Ouest canadien[8]. Au même moment que s’amorce ce flux migratoire, de nombreux Ukrainiens émigrent massivement vers le Brésil, mais la situation y est pour eux catastrophique alors qu’ils rencontrent de nombreuses difficultés : climat radicalement différent, maladies tropicales, conditions de travail impitoyable dans les plantations de café et une bureaucratie de l’immigration corrompue[9]. Conséquemment, le professeur d’agriculture à l’université de Lvov, Oleskiw Joseph, décide de mener une campagne auprès des autorités canadiennes et ukrainiennes pour détourner l’émigration vers le Canada[10]. Les autorités canadiennes répondent favorablement aux demandes du Professeur Joseph puisque le gouvernement de Wilfrid Laurier fonde la North Atlantic Trading Company à Hambourg avec l’objectif de faciliter le transit des nouveaux arrivants vers le pays. La première vague d’immigration s’amorce donc à cette époque.

    La grande majorité de ces nouveaux arrivants proviennent de la province de Galicie, territoire appartenant alors à l’Autriche[11]. En 1896, lorsque débute l’immigration, la noblesse polonaise administre la province et possède une grande partie des terres[12].Pour les ukrainiens, l’accès à la terre n’est donc pas une chose aisée. De plus, l’empire austro-hongrois, maintient délibérément la Galicie au nombre des régions peu industrialisées puisque celle-ci sertde marché intérieur pour les provinces plus industrialisées à l’Ouest[13]. Conséquemment, une partie de la paysannerie doit se trouver dutravail à l’étranger[14]

Figure 2: Les cinq premières enclaves ukrainiennes à Montréal

 
L’émergence de la communauté montréalaise

    Les immigrants se divisent en deux groupes. Les premiers individus, rassemblant les mieux nantis, sont en mesure de défrayer les coûts de la traversée et d’investir dans l’achat d’une terre dans les provinces de l’Ouest. Les membres du deuxième groupe, quant à eux, ne possèdent bien souvent que le minimum pour défrayer les coûts du voyage. Une fois arrivée au Canada, la seule solution s’offrant à eux est de trouver un travail en milieu urbain. Peu qualifiés, ils se retrouvent généralement dans les secteurs industriels et ouvriers; des milieux, au début du XXe siècle,bien souvent caractérisés par la pauvreté et le chômage.[15]

    À Montréal, ils s’établissent d’abord dans Pointe-Saint-Charles où le coût des loyers est plutôt raisonnable, et de nombreux emplois sont disponibles avec la proximité des industries du canal Lachine[16]. Ensuite, une seconde enclave se forme près de la rue Saint-Laurent où ils sont aidés par les membres d’une communauté juive établie dans le secteur, ces derniers, comprenant les langues slaves, dirigent les nouveaux arrivantsdans la recherche d’une résidence[17]. Certains s’établissent également dans Lachine, Ville-Émard et Frontenac.

    La communauté dans l’enclave de Frontenac avait comme particularité d’être implantée en plein cœur d’un milieu francophone. Les deux groupes formaient d’ailleurs une main-d’œuvre bon marché pour les industries du secteur[18] :

We would daily go searching for employment and with no success we would find ourselves at the city dump looking for some old shoes or clothes to have something to wear. The French people in this area were very unfriendly. They would throw rocks or snowballs or knock our hats off as we walked along the streets. They would also break the windows in our homes. To protect the windows during the winter months we would break off springs from our beds and make barriers across the windows to break the flight of a rock. I lived in a house together with twenty-six other men. It was uncommon to get together and jump a Frenchman in return for their great hospitality. The police would survey these happenings but would not intervene.[19]

    Ne parlant ni français ni anglais, la communauté ukrainienne de Frontenac demeure séparée et socialement isolée.

 
Fondation de la paroisse de Sainte-Sophie

    Voyant à quel point certains individus sont en difficulté, des membres de la communauté s’activent pour fonder des associations d’entraide locale. Dès 1902, le Ukrainian Canadian Citizen’s Club est créé pour aider les gens lorsqu’il y a un litige avec la municipalité[20]. Cette institution est la première à se développer sur le modèle de Mykhailo Drahomanov, important penseur ukrainien du XIXe siècle. Celui-ci, inspiré par le discours politique des membres des cercles sociaux-démocrates russes, prône l’avancement du peuple par l’étude de la littérature ukrainienne, l’étude des langues, l’alphabétisation, par la propagation de la foi, des coutumes et des traditions, ainsi que par la mise sur pied de coopératives et d’organismes d’autosuffisance[21]. Par exemple, en 1903, le Ukrainian Canadian citizen’s, une société d’entraide mutuelle assure le travailleur et sa famille en cas de crise[22].  

    L’émergence rapide de ces associations démontre une volonté de structurer et d’encadrer la vie communautaire. En ce sens, il n’est pas surprenant de voir les institutionsukrainiennestenter de s’implanter rapidement dans le paysage urbain. En 1909, la communauté de Lachine construit la première Église orthodoxe ukrainienne. Toutefois, la paroisse s’affilie l’année suivante à l’Église orthodoxe russe et cesse de participer aux activités de la communauté. En 1917, la première paroisse ukrainienne catholique est fondée dans l’enclave Frontenac.

    Un important schisme survient alors que des fidèles reprochent au clergé catholique sa trop grande conciliation dans les questions d’identité et de culture.  Ils décident de reconnaitre l’autorité de l’Église ukrainienne orthodoxe et fondent la paroisse de Sainte-Sophie en 1925[23]. Une vieille église sur la rue de Lorimier leur sert de premier lieu de rassemblement. Plusieurs organisations de la même allégeance politique et religieuse s’affilient à la paroisse : « la Zaporozhian Sitch, la Self-Reliance Association, la Canadian Ukrainian Women's Association, la Canadian Ukrainian Youth Association et le Brotherhood of Christian Mercy qui s'unissent en 1926 pour fonder la Soyuz Ukraintsiv Samsostiynykiv - Ukrainian Self Reliance League »[24].

 
Le déplacement de la communauté vers Rosemont


    Entre 1914 et 1921, la plupart des Ukrainiens établis à Montréal ont suivi de près la guerre, la crise de l’indépendance et l’annexion forcée à la Pologne[25]. Conséquemment, les associations se politisent et une volonté de résister à toutes tentatives d’assimilation émerge[26]. Pendant cette période, des associations importantes pour la communauté ukrainienne au Canada, telle que la Fédération ukrainienne nationale, voient le jour à Montréal. La paroisse de Sainte-Sophie se structure, et les nouveaux arrivants en renforcent les bases. 

 

Figure 3: Déplacement des communautés

 

    L’augmentation de la population entraine l’amorce d’un mouvement migratoire vers des établissements de deuxième, voire de troisième zone. Les Ukrainiens autour du boulevard Saint-Laurent et ceux de l’enclave Frontenac quittent vers les quartiers de Rosemont, Saint-Michel, Montréal-Nord et Saint-Léonard. Ceux habitant à Ville-Émard et Pointe-Saint-Charles s’établissent dans Lasalle. Seule l’enclave de Lachine ne subit aucune modification démographique. Pour l’instant, les raisons de cette migration demeurent inconnues.

    Rosemont, alors en plein développement, offre aux Ukrainiens des avantages intéressants : meilleure condition de vie, plus d’espace que les anciennes enclaves, la proximité des petites industries du boulevard Papineau et la présence des usines Angus au sud, employeur important.  Pour vérifier cette hypothèse, nous avons choisi d’observer les individus demeurant sur le boulevard Saint-Michel entre les rues Rosemont et Bélanger en 1950 (Tableau 1). Nous observons la forte présence d’employés au service du Canadien Pacifique. D'ailleurs, le déshabillage des bouilloires des locomotives dans les Shop Angus étaitleur spécialité[27].

 

Tableau 1 : Résidants d’origine ukrainienne sur le boulevard Saint-Michel en 1950

Année

Nom, Prénom

emploi

Employeur

Adresse

Statut

1950

Pesechulck Nick

N.M.

N.M.

5939 Boul. St-Michel

PROP.

1950

Towanicki P

employé

Canadien Pacifique

5945 Boul. St-Michel

PROP.

1950

Towanicki F

employé

Canadien Pacifique

5949 Boul. St-Michel

PROP.

1945

Lewchuk K

Pelletier

N.M.

5974  Boul. St-Michel

LOC.

1950

Hrabynsky M

N.M.

Dominion Rubber

6345  Boul. St-Michel

LOC.

1950

Bakowsky E

com. Artist

N.M.

6353  Boul. St-Michel

PROP.

1950

Leatchiek David

employé

Canadien Pacifique

6357  Boul. St-Michel

LOC.

1945

Sobchuck J

employé

Tobacco & Candies

6359  Boul. St-Miche

LOC.

1950

Oleszczuk Y

employé

Canadien Pacifique

6373  Boul. St-Miche

PROP.

1950

Forchuk Carol

N.M.

N.M.

6400  Boul. St-Miche

LOC.

1950

 Yaciuk Kuprian

N.M.

N.M.

6420  Boul. St-Miche

LOC.

Total

11

11

11

11

11

Source : Annuaire Lovell - http://bibnum2.bnquebec.ca/bna/lovell/

 

    Nous pouvons en déduire que plusieurs raisons auraient attiré la communauté dans Rosemont : la surpopulation des zones dans le bas de la ville, la possibilité de travailler à proximité du lieu de résidence et l’espace disponible semblent être trois critères importants.

Figure 4: Quartier Rosemont en 1950 (Source: Bibliothèque et archives nationales du Québec)


    Désirant suivre les paroissiens qui se sont établis dans le secteur, la paroisse déménage en 1955. Les autorités font construire un nouveau lieu de culte à l’angle de la rue Bellechasse et du boulevard Saint-Michel : l’Église Sainte-Sophie[28] (nommé Cathédrale en 1988). L’installation de la paroisse à cet endroit confirme l’importance de Rosemont pour la communauté ukrainienne entre 1950 et 1970 (Tableau 2). En 1964, c’est plus de 1570 familles sur 3146 qui y sont installées. Pour les Ukrainiens, le secteur devient un pôle religieux important.

 

Tableau 2

ÉGLISES CATHOLIQUES

FAMILLES

PRÊTRES

Paroisse Saint-Michael (Frontenac)

600

3

Paroisse de L'Assomption-de la BVN (Rosemont)

750

2

Paroisse Holy Ghost (Lachine)

348

2

Paroisse St-Basil le grand (Lachine)

110

1

Paroisse Saint-John (Parc-Extension)

70

-

Paroissede Saint-Josaphat

25

-

Paroisse de l’Ascension.

75

1

TOTAL

1978

9

 

ÉGLISES ORTHODOXES

FAMILLES

PRÊTRES

Paroisse Sainte-Sophie (Rosemont)

650

2

Paroisse Marie la Protectrice (Rosemont)

170

1

Paroisse Saint-George (Lachine)

348

2

TOTAL

1168

5

Source : Nadia A. Hrymak-Wynnycky, "Les églises ukrainiennes à Montréal", 1964[29]

 
Les associations paroissiales

    Quatre paroisses s’enchevêtrent dans le secteur : la paroisse ukrainienne catholique Marie la Protectrice, la paroisse ukrainienne orthodoxe Sainte-Sophie et les paroisses francophones de Saint-Marc et Sainte-Bernadette. Au centre de ces paroisses, à l’intersection de la rue Saint-Michel et Beaubien, s’établissent les associations et le commerce de proximité pour la communauté ukrainienne.

    Les coopératives financières sont unaspect important de la vie communautaire. L’objectif de ces institutions est de supporter financièrement les activités culturelles, politiques et littéraires des paroissiens. Dans la paroisse de Saint-Sophie, c’est la Hetman Mazeppa Credit Union qui avait vu le jour près du premier lieu de culte dans Frontenac pour ensuite suivre les autorités paroissiales lorsqu’elles déménagent dans Rosemont. Après les années 1950, elle fusionne avec la Kiev Credit Union et s’associe au mouvement d’Alfonse Desjardins pour fonder la Caisse populaire Desjardins Ukrainienne de Montréal, encore présente aujourd’hui sur la rue Beaubien.

    Quant aux  écoles du Samedi, elles s’inspirent du réseau scolaire « parallèle » qui a vu le jour en Galicie alors que le pays était sous le contrôle de la Pologne. Avant la Deuxième Guerre mondiale, nous pouvions en compter trois à Montréal. Comme de nombreux enseignants arrivent après 1945, le réseau subit de profonds bouleversements : il est restructuré et sept nouvelles écoles sont fondées dans différentes paroisses. Deux écoles sont présentes dans la paroisse de Sainte-Sophie : L’école de samedi ukrainien orthodoxe Métropolite Illarion, dans le sous-sol de l’Église; et la « Ridna Shkola » Métropolite Andrei Sheptytsky, à l’école George Vanier.

     Les jeunes ukrainiens y apprennentl’histoire, la politique, la littérature, les rites religieux et les traditions ukrainiennes :

    « Le plus bel héritage que nous pouvons léguer à nos enfants est notre langue et culture ukrainienne. Notre école ukrainienne nommée d'après le célèbre met. Andrej Sheptycky offre un programme de niveau primaire et secondaire. Nous débutons l'apprentissage de la langue ukrainienne au niveau de la prématernelle adressée aux enfants de 3 à 4 ans. Les matières suivantes sont enseignées en fonction de l'âge des élèves telles que : la langue ukrainienne, la grammaire, la littérature, la poésie, la religion, ainsi que l'histoire, la culture et la géographie de l'Ukraine […].»[30]

Comme l’indique l’énoncé sur le site internet de la seconde école, il s’agit pour la communauté d’un moyen de survie identitaire.

 
Conclusion et bilan

    Les Ukrainiens se sont établis dans des milieux ouvriers situés à proximité des industries. Ces endroits demeureront les lieux d’établissement privilégié par les membres de la communauté jusqu’à la veille de la Deuxième Guerre Mondiale, où ils se déplacent vers Parc-Extension, Saint-Michel, Rosemont et Saint-Léonard. Chacune des trois vagues d’immigrations entraine un regain de tensions idéologiques à l’intérieur de la communauté. Ces confrontations sont au cœur du débat qui apporte un regain de vie dans les associations ukrainiennesau cours des années 1950 et 1960.

    Entre 1950 et 1970, plus de trente associations, neuf nouvelles églises et sept Ridna Shkola (écoles ukrainiennes) voient le jour : « l'organisation Plast pour la jeunesse ukrainienne (1948), l'association sportive Ukraina (1949), la "League for the Liberation of Ukraine" (1950), la "Union of Ukrainian Youth" (SUM) (1950), la "Union of Ukrainian Victims of Russian Terror" (SUZheRO) (1950), l'Organization of Ukrainian Democratic Youth (ODUM) (1951), le club d'étudiants Zarevo (1952), le "Brotherhood of Former Members of the Ukrainian Division" (mieux connu sous le non de Diviziynyky) (1952), la "Society of ex-members of the Ukrainian Insurgent Army" (UPA) (1952) et la "Mikhnovsky Student's Society" (1955). [31]»

    La communauté ukrainienne est fascinante à étudier : que ce soit par l’arrivée de Dmytro Dontsov, le maitre d’œuvre dans la création de l’Organisation des Nationalistes Ukrainiens, laquelle jouera un rôle important dans le paysage associatif montréalais des années 1950, et dirigeant pendant la Deuxième Guerre Mondialel'assaut ukrainien à l'encontre des forces soviétiques dans l'est du pays et des troupes polonaises à l'ouest,  ou bienpar l’analyse d’une paroisse orthodoxe dans l’est de Montréal, les angles d’approche sont nombreux. Décidément, ce domaine gagnerait à être exploré par les chercheurs universitaires.

    Dans cet article,nous voulions comprendre comment une paroisse ethnique s’insère dans un milieu urbain. Pour saisir cette dynamique, il importe de comprendre le rôle des institutions dans la paroisse. Nous savons que la paroisse structure la communauté. Les associations et les festivals s’installent à proximité du lieu de culte. Nous espérons donc poursuivre nos recherches et en arriver avec un portrait plus élaboré de cette communauté.

 

Bibliographie

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GERMAIN, Annick et Cécile POIRIER, « Les territoires fluides de l’immigration à Montréal ou le quartier dans tous ses états », Globe. Revue internationale d’études québécoises, vol. 10, no. 1, 2007, 15 p.

GERUS, Oleh W. et J. E. REA, Les Ukrainiens au Canada, Ottawa, La Société historique du Canada, 1985, vol. 10, 24p.

KELEBAY, Yarema Gregory, The Ukrainian Community in Montreal, Mémoire de maitrise M.A., Concordia, 1975, 109p.

KELEBAY, Yarema Gregory, "Les Trois Solitudes: l'histoire des Ukrainiens au Québec entre 1910 et 1960" [http://www.quebecukraine.com/lib/quebec/trois_solitudes_3.html] (consulté le 25 avril 2011)

KELEBAY, Yarema G., « Three Fragments of the Ukrainian Community in Montreal, 1899-1970: A Hartzian Approach, »Canadian Ethnic Studies, vol. 12, No 2, 1980, p. 74-87.

LACHANCE, Marie-Hélène, De l'espace rural à la banlieue industrielle : le quartier Rosemont, 1892-1911, Mémoire de M.A. Histoire, Université du Québec à Montréal, 2009, 106p.

LAFERRIÈRE, Suzanne et Bernard VALLÉE, « De la prospérité à l’incertitude. Les usines Angus à Rosemont », Cap-aux-Diamants, Numéro 54, 1998, p. 10-13.

LUPUL, Manoly R., Continuity and change: the cultural life of Alberta's first Ukrainians, Edmonton, Canadian Institute of Ukrainian Studies: Historic Sites Service, Alberta Culture and Multiculturalism, 1988, x-268p.

MARTYNOWYCH, Orest T., Ukrainians in Canada : the formative period, 1891-1924, Edmonton, Canadian Institute of Ukrainian Studies Press, 1991, xxvi-562p.

MARTYNOWYCH, Orest T., The Ukrainian bloc settlement in East Central Alberta, 1890-1930 : a history, Edmonton, Alberta Culture, 1985, x-421p.

MELNYK, Iryna, Ukraninan bilingual education in the Montreal publc school system. 1911-1945, Mémoire de M.A. Éducation, Université Mcgill, 1987, 132p.

MCNICOLL, Claire, Montréal. Une société multiculturelle,Paris, Édition Bélin,  1993, 319p.

NADEAU, Gaétan, Angus. Du grand capital à l’économie sociale, Montréal,Édition Fides,  276p.

 

Sites internet

Annuaires Lovell de Montréal et sa banlieue (1842-1999) <http://bibnum2.bnquebec.ca/bna/lovell/> (consulté le 7 mars 2011)

Centre canadien de généalogie, 21 juin 2006, <http://www.collectionscanada.gc.ca/genealogy/022-905.010-f.html > (consulté le 28 février 2011)

Communauté ukrainienne du Québec <http://www.quebec-ukraine.com/index_fr.html> (consulté le 7 mars 2011)

Paroisse Sainte-Sophie <http://www.stsophiemontreal.org> (consulté le 7 mars 2011)

Nom de l’auteur inconnu«Ridna Shkola» Métropolite Andrei Sheptytsky[ <http://www.ukemonde.com/shkola/page/SchoolFrench.html> (consulté le 25 avril 2011)

 

 

 


[1]Annick Germain et Cécile Poirier, « Les territoires fluides de l’immigration à Montréal ou le quartier dans tous ses états », Globe. Revue internationale d’études québécoises, vol. 10, no 1, 2007, p. 107.

[2]Ibid., p. 112.

[3]Madame Germain est professeure-chercheure à l’Institut Nationale de Recherche Scientifique. Elle s’intéresse aux problématiques découlant de l’immigration : cohabitation interethnique dans les quartiers, controverses entourant l'aménagement des lieux de culte,communautés culturelles et vie urbaine. Quant à Madame Poirier, sa thèse de doctorat à l’INRS portait sur l’ethnicité comme ressource politique.

[4]Ibid.

[5]Nous utiliserons ici beaucoup la traduction française du mémoire de maitrise de Yarema Gregory Kelebay, The Ukrainian Community in Montreal, Mémoire de M.A. Histoire, Université Concordia, 1975, 109 pages– disponiblesur le  site internet d’Ukraine Québec au http://www.quebec-ukraine.com/lib/quebec/trois_solitudes_intro.html.

[6]Vous pouvez consulter Orest T. Martynowych, Ukrainians in Canada : the formative period, 1891-1924, Edmonton, Canadian Institute of Ukrainian Studies Press, 1991, 562 pages Oleh W. Gerus et J. E. Rea, Les Ukrainiens au Canada, Ottawa, La Société historique du Canada, 1985, 25 pages; Jaroslav Bohdan, L'odonymie ukrainienne de Montréal aperçu géographique et historique publié à l'occasion du centenaire ukrainien au Canada, 1991 et 350e anniversaire de Montréal, Montréal, Montréal Association de la langue Ukrainienne ,1992, 32 pages; Iryna Melnyk, Ukraninan bilingual education in the Montreal publc school system.1911-1945, Mémoire de M.A. Éducation , Université Mcgill, 1987,132 pages

[7]Oleh W. Gerus et J. E. Rea, op. cit., p. 5.

[8]Les plus fortunés pouvaient acquérir jusqu’à 160 acres; quantité dix fois supérieure à ce que possède un paysan en Ukraine.

[9]Oleh W. Gerus et J. E. Rea, op. cit., p. 5.

[10]Ibid.,p. 6.

[11]Yarema Gregory Kelebay, op. cit., 1975, p. 8.

[12]Oleh W. Gerus et J. E. Rea, op. cit., p. 3.

[13]Ibid.

[14]Ibid., p. 4.

[15]Orest T. Martynowych, op. cit., p. 130.

[16]Irina Melnyk, op. cit., p. 61.

[17]Ibid.

[18]Ibid., p. 62.

[19]Ibid., p. 61.

[20]Yarema Gregory Kelebay, "Les Trois Solitudes : :l'histoire des Ukrainiens au Québec entre 1910 et 1960". [http://www.quebec-ukraine.com/lib/quebec/trois_solitudes_2.html] (consulté le 25 avril 2011)

[21]Ibid.

[22]Irina Melnyk, op. cit., p. 67.

[23]Yarema Gregory Kelebay, loc. cit.

[24]Ibid.

[25]Ibid.

[26]Ibid.

[27]NADEAU, Gaétan, Angus. Du grand capital à l’économie sociale.Montréal,Édition Fides,  2009, page 149

[28]Yarema Gregory Kelebay, loc. cit.

[29]Nadia A. Hrymak-Wynnycky, "Les églises ukrainiennes à Montréal", 1964, page 109 cité dans Yarema Gregory Kelebay, op. cit., page 46.

[30]«Ridna Shkola»Métropolite Andrei Sheptytsky [http://www.ukemonde.com/shkola/page/ SchoolFrench.html] (consulté le 25 avril 2011)

[31]Yarema Gregory Kelebay, loc. cit.